4 petits jours et puis retour.
Ce soir, l'unité d'accueil de l'hôpital appelée Optimed, dans laquelle je suis attendue ne m'attend pas... j'étais la seule à arriver le dimanche soir, ils ont préféré me réserver une chambre d'hôtel, juste à côté de l'hôpital. Un hôtel que nous avons déjà testé avec Fred, lors du précédent séjour lyonnais. Situé dans une zone hospitalière pas très hospitalière, on m'a prévenu qu'il fallait emmener de quoi manger, car rien aux alentours pour ça, encore moins un dimanche... je vais donc pique-niquer devant l'écran de la chambre qui permet grâce à la video-surveillance, de pouvoir surveiller le parking où l'on a déposé sa voiture, et aller fissa engueuler la moindre feuille d'arbre qui aurait eu le culot d'effleurer le capot de sa précieuse monture... Le taxi va donc m'amener de la gare à l'hôtel vers 18h.
Demain matin, à 7h, on viendra me chercher pour aller déposer mes affaires dans une chambre de l'hôpital et faire un premier bilan sanguin. Puis un autre taxi me prendra à 7h30, direction, cette fois, l'hôpital de pneumologie. Lui aussi, je le connais bien. C'est une journée d'examens, des "explorations fonctionnelles respiratoires" où je vais pouvoir faire tout ce qui m'est désormais interdit de faire : marcher longtemps, souffler très fort et faire du vélo immobile mais plombé... ils auraient pu rajouter la clarinette, je trouve, ça aurait été plus gai ! Un petit scanner pour la route. Et puis, visite avec l'ORL. Il regardera ma "grille d'épistaxis", que je remplis depuis un mois, en y notant le nombre et la durée des hémorragies nasales chaque jour, et que je vais continuer de remplir, pour le comparer au fil du traitement. On fera un avant-après, comme dans les émissions de télé-réalité... sauf que la transformation, si transformation il y a, elle sera invisible... tout comme Malotrue !
Mardi, le matin a l'air tranquille, j'en profiterai pour aller faire quelques visites des lieux et des alentours, des plages, des musées et des petits cafés attenants et c'est à 14h qu'aura lieu la rencontre avec Béva(cizumab). La première injection durera 3 heures.
Mercredi, il y aura une prise de sang de contrôle à 24h de l'injection et donc si tout est ok, je pourrai leur dire "à dans 12 jours !", partir prendre mon train de 18h30 et retrouver les bras de Freddy vers 23h.
4 petits jours de rien du tout.
Léna , après avoir demandé des détails sur ton hospitalisation à lyon, s'insurgeait: "ils sont fous d'obliger Cécile à faire du vélo, moi j'voudrais leur dire...ils n'ont pas le droit"
RépondreSupprimerMais je ne suis pas sûre qu'on écoute beaucoup les enfants....
je lis "exploration fonctionnelle respiratoire" et un bruit de soufflerie sort de mes poumons,mes bronchioles se contractent d'un seul coup et je lappe l'air à petites goulées anxieuses et je me dis "Cécile-Freddy" et tout, dans la machinerie se déverrouille soudain, aussi vite que c'est venu, c'est un signe: ça va aller Cécile, certitude. "Pourquoi tu pleures me demande Patron"...rien, rien...Cécile-Freddy sont des géants.
RépondreSupprimerMa Cess, je lis ton blog chaque jour ou presque, tes beaux mots, ton style magnifique... J'ai souvent envie d'y laisser quelques phrases moi aussi, mais je ne sais pas quoi dire avec mes mots trop simples. Aujourd'hui, je me lance : quelques mots peuvent suffire finalement pour te dire que je suis là, quelque part un peu loin, mais tout près quand même. Que je pense chaque jour à toi, à ces 4 jours si spéciaux pour toi. JE SUIS LA. Pas si dur de se lancer finalement...
RépondreSupprimerpas une ligne aujourd'hui pas une hier non plus... l'écriture part à la dérive car je suis suspendue à ces mots là...
RépondreSupprimerce matin je fais les 100 pas alors je m'en vais voir la mer, là où finit la terre et où commence l'immensité bleue,là où volent les oiseaux, tes oiseaux, pour te reconnaître dans l'envol de l'un d'eux...
je/penser/à/vous
je/être/avec/vous...
Les cagous s'endorment en rêvant que le béva..... va changer la vie, les rêves, les mots de notre oiseau si précieux et de son koala.
RépondreSupprimerNous pensons très fort à toi. Nous allons être un peu hors du temps jusqu'à mercredi.
Dilou
Pas la moindre blague de potache en provenance de Marseille où pourtant le soleil brille, mais seulement dans le ciel.
RépondreSupprimerPas de jeux de mots douteux qui ne font rire que moi, qui n'ais pas le coeur à rire.
Juste une respiration retenue pendant 4 jours au long-court, si longs et si courts.
Mes pencées sont avec et pour vous...
Je pense fort à toi,à vous.
RépondreSupprimerDes baisers.
Avec vous, toujours, par le coeur. Bises
RépondreSupprimerC'est étourdissant cette cascade d'étoiles qui déferlent en commentaires,
RépondreSupprimerLa force des fragiles,
elle est en toi, c'est sûr,
l'autre jour je voulais vous laisser une image,
coincée entre vos étagères,
mais je ne savais pas laquelle,
La force des fragiles,
c'était elle,
tu es une Indestructible, Cécile,
il y a mille oiseaux autour de toi,
et nous serons pour toi Le veilleur,
tous ensemble.
Quatre petits jours de rien du tout,
on t'attend de pied ferme.
Reviens-vite, petite Aile.
On guette l'horizon.
Coeurs.
...dans le taxi à cette heure-ci, d'un drôle de lundi...un petit point rouge à l'est, à travers les grands arbres: le soleil se lève. ça tombe bien. Lyon est juste à cet endroit.
RépondreSupprimerLouise a raison ... Nous serons pour toi le veilleur et pour Freddy aussi ...On est là nous aussi ... Baisers ..
RépondreSupprimermidi. La moitié de ce lundi. le vélo plombé , c'est du passé, le scanner, c'est passé...quand je vais rentrer à 5 heures... la grille d'épistaxis...on avance. On est tous prêts...le bisousskava-n'a-qu'à-plus-bien-s'tenir!
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