Demain. Le train de 12h30. C'est la première fois de ma vie de malade, depuis 17 ans, la première fois que je prendrai le train pour me rendre dans un hôpital pour y faire non pas un examen, une perfusion, une transfusion, une armada de scanners (bon y en aura quand même, mais pas beaucoup), non plus pour être embolisée, ni cathétérisée, ni laserisée... Non, cette fois, je pars parce qu'on a dit... "on a peut-être un espoir, une solution, peut-être qu'on a trouvé dans la nature ce petit quelque chose qui pourrait sauver le foie et le coeur, ... au moins quelques temps...
C'est le vide en-dessous, mais comme le vol en vaut le coup !... On va les tester ces nouvelles ailes et y croire jusqu'au bout des battements périlleux, jusqu'à la pointe des plumes, y croire sur un long cours de trois mois ou de six mois, pas moins... et peut-être après, il y aura vraiment un pays où vont les oiseaux ailés.
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