vendredi 28 octobre 2011
et le blues de l'automne qui rentre dans la peau...
j'ai envie d'un feu de cheminée, d'un bain brûlant au parfum de rose, de bougies incandescentes, de fous-rires d'enfants, j'ai envie que les fées de novembre réparent les trous aux coeurs et aux corps de ceux que la vie fait vaciller trop durement par ces temps, j'ai envie que ces six mois d'après séisme personnel soient une fête universelle où tourbillonne l'espoir et la fureur de vivre. Fuir la morosité des jours gris, des jours de rien, apprendre des feuilles d'automne et s'époumoner de leurs couleurs improbables...
dimanche 23 octobre 2011
mercredi 19 octobre 2011
mardi 18 octobre 2011
jeudi 13 octobre 2011
lundi 10 octobre 2011
les ailes, ça sert à ça aussi...
vendredi 7 octobre 2011
pour ça que... les oiseaux ?
la colombe de ma grand-mère
j’avais huit ans, dix ans
blanche, immaculée,
de la couleur de ses longs vieux cheveux
ramassés par mille pinces en chignon élégant
la colombe,
depuis toujours, depuis 1000 ans sûrement,
là, dans le deux-pièces HLM,
« tourterelle » disaient ceux qui n’y connaissaient rien
(pourtant blanche comme du lait !)
dormait, souriait, roucoulait sur la tête ou l’épaule de ma grand-mère,
(la cage, très peu pour elle, sauf lorsqu’on sonnait à la porte)
volait de la cuisine à la chambre, de la chambre au couloir,
la colombe
pas ma grand-mère
ma grand-mère n’avait pas d’ailes
quoique…
et rien ne me semblait plus évident, plus pertinent, plus sensé
qu’avoir pour compagnon
de rire, de peine,
de loto, de tricot,
un oiseau
une oiselle
blanche
ma grand-mère qui
avait traversé
les deux guerres,
perdu père et homme d’éclats d’obus,
vu partir les fils pour l’Algérie
le reste de sa vie
l’avait passé
avec pour locataire, pour confidente, pour amie,
la seule colombe
que je connus
qui sentait la lavande et l’eau de Cologne …
j’avais huit ans, dix ans
blanche, immaculée,
de la couleur de ses longs vieux cheveux
ramassés par mille pinces en chignon élégant
la colombe,
depuis toujours, depuis 1000 ans sûrement,
là, dans le deux-pièces HLM,
« tourterelle » disaient ceux qui n’y connaissaient rien
(pourtant blanche comme du lait !)
dormait, souriait, roucoulait sur la tête ou l’épaule de ma grand-mère,
(la cage, très peu pour elle, sauf lorsqu’on sonnait à la porte)
volait de la cuisine à la chambre, de la chambre au couloir,
la colombe
pas ma grand-mère
ma grand-mère n’avait pas d’ailes
quoique…
et rien ne me semblait plus évident, plus pertinent, plus sensé
qu’avoir pour compagnon
de rire, de peine,
de loto, de tricot,
un oiseau
une oiselle
blanche
ma grand-mère qui
avait traversé
les deux guerres,
perdu père et homme d’éclats d’obus,
vu partir les fils pour l’Algérie
le reste de sa vie
l’avait passé
avec pour locataire, pour confidente, pour amie,
la seule colombe
que je connus
qui sentait la lavande et l’eau de Cologne …
jeudi 6 octobre 2011
mardi 4 octobre 2011
lundi 3 octobre 2011
invitation !

La librairie Gwrizienn vous invite à entendre, voir et rencontrer
Gwénola Morizur et Elice Meng
autour du livre d'artiste Déraciner les impatiences
paru aux éditions Donner à Voir
Le Dimanche 9 octobre
à 15h30 à Bécherel
Une occasion de croiser les regards et les arts,
entre textes lus et encres exposées.
Cette rencontre s'inscrit dans la programmation de la Semaine des Auteures en Bretagne,
organisée par la Fédération des cafés-librairies.
Au plaisir de vous y retrouver!
Renseignements, réservation : Librairie Gwrizienn, 3 rue de la Chauvrerie, Bécherel, 02 99 66 87 09
Inscription à :
Articles (Atom)






