Concerto pour clarinette à fond dans le dortoir désert. Ah ! Mozart !...
Assise sur le bord de mon lit, les cheveux bien coiffés, la valise prête, j'attends qu'on vienne enfin me chercher comme le petit oublié des colonies de vacances qui a loupé le car... mais non, je ne me sens pas l'oubliée ! Oh que non... Comme vous êtes là !
Les sept lits vides autour de moi sont certainement ceux des 7 nains partis travailler... Blanche-Neige, elle, elle fait le ménage, normalement pendant ce temps-là ? Elle blogue pas sur internet, elle !
J'ai dit au-revoir à Abdel, l'infirmier, et lui ai donné rdv avec des crêpes dans 15 jours. Il m'a dit de me retaper bien vite en scrutant ma tête d'aujourd'hui, un peu zombie des mauvaises nuits, de quelques nausées passagères et des nécessaires siestes à répétitions de la journée. Encore un dernier prélèvement, qui va calculer la toxicité du traitement dans le sang à 16h20, et zou, dans le taxi vers la gare de Part-Dieu.
C'est dans ces instants-là qu'on se sent plus qu'attachés à la vie...
Bon retour chez toi ma Cess... Oh que je pense à toi !
RépondreSupprimerBon la colo c'est sympa, mais on est toujours bien content de rentrer chez soi.
RépondreSupprimerJ'imagine que Fred, Luchienne et Georges t'attendent avec impatience.
En plus de ces précieuses personnes, tu vas retrouver ta petite maison, ta glycine, ton violoncelle,ton petit jardin..... et tout ce que tu aimes tant.
Nous on a hâte de t'entendre, de t'écouter à défaut de pouvoir te serrer dans nos bras.
Mais je sais que d'autres sauront le faire et cela me rassure.