dimanche 29 novembre 2009
Un dimanche
Aujourd'hui, un dimanche famille, comme parfois, les dimanches...
Mais je me souviens aussi des dimanches-camion, avec Papa. J'ai retrouvé ce petit texte, tiré d'un vieux carnet, inachevé, toujours, qui tentait de trouver une définition à un verbe inventé, le verbe "plumeloquer". J'avais intitulé ça "monologue d'une fille à plumes".Ca, c'est le passage sur le dimanche...
"Papa, il était chauffeur-laitier, dans un gros camion en forme de bonbonne atomique, habillé avec une vraie côte bleu roi
Je sais pas pourquoi on dit "bleu roi". On dit pas "bleu-ouvrier". Sans doute parce que l'usine est un royaume où chaque porteur de côte est entendu, choyé, compris et servi comme le sont les rois…
J'adorais les porter ces côtes, quand elles étaient usées, on avait le droit de les mettre en guise de vêtement de travail ou de princesse, c'était selon.
C'est dans son camion, dans ses tournées tantôt nocturnes, tantôt diurnes que P'pa il a plumeloqué. Sur sa vie d'avant, toute vouée à la terre, aux chevaux magnifiques guidés par le son de sa voix d'enfant, d'adolescent puis d'adulte ; sur mémère, sa maman-broderie anglaise et sur nous, sans doute, et nos minois en bandelettes découpées dans son portefeuille.
Parfois même, il nous emmenait dans ses plumelocations silencieuses. Les dimanches de fête qu'on attendait huit jours à l'avance, les jours où P'pa nous embarquait comme des clandestins dans ses tournées lactées.
Fallait se lever tôt. Tellement tôt que même Maman était encore dans sa chemise de nuit fleurie, toute ensommeillée ; soucieuse qu'on ne parte pas le ventre vide. Des matins qui rappelaient les départs en vacances et l'odeur des œufs durs.
Comme c'était pas vraiment permis-permis, Papa allait tout seul à la Fromagerie pour chercher le camion. Alors là, on se retrouvait avec Maman dans la nuit noire à attendre sur le perron, attendre le gros bruit du moteur dans le lotissement.
Une petite poussée sur les fesses et on était là-haut, sur le fauteuil en cuir, déjà chauffé par le corps massif. Je dis "on", parce que pas un de nous, pas un des six marmots n'a été oublié ou privé de ces moments fabuleux de complicité, les seuls, avec les moments de jardinage où nous pouvions partager le silence et les raclements de gorge de papa. Juste ça.
Mais jamais la guerre d'Algérie, ni les souffrances de la vie, ni la peur de pas tenir le mois avec le salaire. Tout ça c'était pas pour nous..."
Des dimanches en cristal.
Mais je me souviens aussi des dimanches-camion, avec Papa. J'ai retrouvé ce petit texte, tiré d'un vieux carnet, inachevé, toujours, qui tentait de trouver une définition à un verbe inventé, le verbe "plumeloquer". J'avais intitulé ça "monologue d'une fille à plumes".Ca, c'est le passage sur le dimanche...
"Papa, il était chauffeur-laitier, dans un gros camion en forme de bonbonne atomique, habillé avec une vraie côte bleu roi
Je sais pas pourquoi on dit "bleu roi". On dit pas "bleu-ouvrier". Sans doute parce que l'usine est un royaume où chaque porteur de côte est entendu, choyé, compris et servi comme le sont les rois…
J'adorais les porter ces côtes, quand elles étaient usées, on avait le droit de les mettre en guise de vêtement de travail ou de princesse, c'était selon.
C'est dans son camion, dans ses tournées tantôt nocturnes, tantôt diurnes que P'pa il a plumeloqué. Sur sa vie d'avant, toute vouée à la terre, aux chevaux magnifiques guidés par le son de sa voix d'enfant, d'adolescent puis d'adulte ; sur mémère, sa maman-broderie anglaise et sur nous, sans doute, et nos minois en bandelettes découpées dans son portefeuille.
Parfois même, il nous emmenait dans ses plumelocations silencieuses. Les dimanches de fête qu'on attendait huit jours à l'avance, les jours où P'pa nous embarquait comme des clandestins dans ses tournées lactées.
Fallait se lever tôt. Tellement tôt que même Maman était encore dans sa chemise de nuit fleurie, toute ensommeillée ; soucieuse qu'on ne parte pas le ventre vide. Des matins qui rappelaient les départs en vacances et l'odeur des œufs durs.
Comme c'était pas vraiment permis-permis, Papa allait tout seul à la Fromagerie pour chercher le camion. Alors là, on se retrouvait avec Maman dans la nuit noire à attendre sur le perron, attendre le gros bruit du moteur dans le lotissement.
Une petite poussée sur les fesses et on était là-haut, sur le fauteuil en cuir, déjà chauffé par le corps massif. Je dis "on", parce que pas un de nous, pas un des six marmots n'a été oublié ou privé de ces moments fabuleux de complicité, les seuls, avec les moments de jardinage où nous pouvions partager le silence et les raclements de gorge de papa. Juste ça.
Mais jamais la guerre d'Algérie, ni les souffrances de la vie, ni la peur de pas tenir le mois avec le salaire. Tout ça c'était pas pour nous..."
Des dimanches en cristal.
samedi 28 novembre 2009
chemin-réponse
"Une réponse, c'est forcément le chemin qu'on a déjà parcouru. Seules les questions peuvent montrer le chemin qu'il reste à faire."
Jostein Gaarder
Extrait de "Le petit frère tombé du ciel"
Jostein Gaarder
Extrait de "Le petit frère tombé du ciel"
le dernier béva...
Dernier week-end avant la fin des perfusions de Bévacizumab...
la der des ders sonnera donc mardi. Après, ce seront juste des contrôles.
Et une belle sensation m'envahit. Peu importe l'issue de ce traitement, il m'aura permis de savoir qu'il y a des lieux, qu'on croit virtuels, tout emplis de coeurs battants, de mots suspendus, de liens si forts qu'ils ne nous quitteront plus, jamais.
La vie va reprendre son cours, ce sera la vie, oui. Avec cette colonie de mots hospitaliers à nos trousses. Avec à l'horizon un chemin tout neuf à prendre.
la der des ders sonnera donc mardi. Après, ce seront juste des contrôles.
Et une belle sensation m'envahit. Peu importe l'issue de ce traitement, il m'aura permis de savoir qu'il y a des lieux, qu'on croit virtuels, tout emplis de coeurs battants, de mots suspendus, de liens si forts qu'ils ne nous quitteront plus, jamais.
La vie va reprendre son cours, ce sera la vie, oui. Avec cette colonie de mots hospitaliers à nos trousses. Avec à l'horizon un chemin tout neuf à prendre.
vendredi 27 novembre 2009
jeudi 26 novembre 2009
les sillages de Gracq
Pierre m'a envoyé cette phrase de Julien Gracq, j'y comprends pas toute la subtilité sans doute, mais elle m'hypnotise... :
"Il y a des oiseaux qu’on endort en leur faisant fixer une ligne blanche et il y a derrière chaque acte un sillage, une trace qui s’élargit, et si on la fixe des yeux assez longtemps, il vous prend un vertige qui chavire le cœur, et qui a pourtant un charme, parce qu’il endort."
"Il y a des oiseaux qu’on endort en leur faisant fixer une ligne blanche et il y a derrière chaque acte un sillage, une trace qui s’élargit, et si on la fixe des yeux assez longtemps, il vous prend un vertige qui chavire le cœur, et qui a pourtant un charme, parce qu’il endort."
mercredi 25 novembre 2009
sur une île déserte...
mardi sans Béva et mercredi avec Véno !
Ben ouais... y a des semaines, ça rigole pas... Si Béva n'est pas là, Venofer reprend sa place. Alors zou, à l'hôpital sud ce matin, la sauce madère ou le coca-cola en intraveineuses pour faire tenir bon l'hémoglobine. Et l'infirmière qui est nouvelle... et j'ai oublié de lui dire qu'il faut mieux des aiguilles pédiatriques pour ce petit corps de vieille de 34 ans (ben oui, hein, on a ses petites faiblesses!)... Du coup au bout de 20 minutes, le liquide passe à côté de la veine et le bras qui rougit... a fallu appeler l'autre bras à la rescousse, et une autre hypothétique veine (elles se cachent les malignes) qui a presque tenu jusqu'à la fin... avant de faire paf... Pas de veine, aujourd'hui... y a des jours sans... charlotte.
lundi 23 novembre 2009
Hanche : finie la rigolade !
Ben oui, fallait s'y attendre... à force de la considérer comme un problème secondaire, "juste fonctionnel, donc pas important", la hanche gauche, privée de son cartilage douillet et confortable depuis 2002 a décidé de se manifester pour de bon, tonitruante...
Du coup, rendez-vous ce matin chez le rhumatologue, oublié depuis 2 ans, qui constate les dégâts... " Vous avez fait votre maligne en vélo ou quoi ?"... J'avais peur qu'il dise ça, mais non ! A juste dit : "c'est trop jeune pour la prothèse... on peut pas donner d'anti-inflammatoires... faut quand même qu'on retrouve la possibilité de refaire les lacets de la chaussure gauche... alors faut mettre au point des stratagèmes... " Dormir sur le ventre, s'asseoir sur des tabourets de bar, retrouver la bonne vieille canne, aller à la piscine, faire des radios vendredi et concevoir un programme long de rééducation avec kiné et balnéo oh oh...
Ben voilà, je l'ai trouvé mon programme post-béva ! Ca manquait de projets tout ça, aussi !
Bon. Y en a qui seraient partants pour des cures de thalasso et des aquatonics en charlottes ???
Du coup, rendez-vous ce matin chez le rhumatologue, oublié depuis 2 ans, qui constate les dégâts... " Vous avez fait votre maligne en vélo ou quoi ?"... J'avais peur qu'il dise ça, mais non ! A juste dit : "c'est trop jeune pour la prothèse... on peut pas donner d'anti-inflammatoires... faut quand même qu'on retrouve la possibilité de refaire les lacets de la chaussure gauche... alors faut mettre au point des stratagèmes... " Dormir sur le ventre, s'asseoir sur des tabourets de bar, retrouver la bonne vieille canne, aller à la piscine, faire des radios vendredi et concevoir un programme long de rééducation avec kiné et balnéo oh oh...
Ben voilà, je l'ai trouvé mon programme post-béva ! Ca manquait de projets tout ça, aussi !
Bon. Y en a qui seraient partants pour des cures de thalasso et des aquatonics en charlottes ???
dimanche 22 novembre 2009
"will you ever be happy again ?" (pourras-tu être heureuse à nouveau ?)
Je vous invite à voir ce spectacle, alors qu'il ne se joue plus à Rennes, c'est idiot (qui sait, ailleurs, peut-être ?)... mais c'était notre petit dernier du festival "Mettre en scène", et ça n'aura pas été le moindre ! Ne pas vous en parler serait un crime... alors voilà quand même !
"La pièce se fonde sur les expériences personnelles de l’auteur Sanja Mitrovich et de l’acteur allemand Jochen Stechmann : tout part ainsi de l’intime pour rejoindre le groupe, un pays, une nation. Interrogation sur la mémoire autant que sur l’identité, Will you ever be happy again ? ne dénonce rien, ne porte aucun jugement (ni sur les grands-parents allemands adulant le Führer, ni sur le maître d’école yougoslave donnant des sujets de rédaction qui font l’éloge du parti communiste et de son chef, ni sur les chants des supporters de l’équipe de foot serbe ou munichoise…). Elle donne à voir les univers de deux enfants d’une fin de XXe siècle où les systèmes politiques se suivent, se superposent, s’enchevêtrent sans logique — sinon celle des guerres successives qui ont hanté (et hantent toujours) la Serbie et l’Allemagne.
Qu’est-ce qui fait l’identité d’un pays ? comment s’invente une nation ? quelles images y associons-nous ? comment un pays est-il jugé à l’aune de l’Histoire ? où sont passés les anciens criminels de guerre dans cette Europe unie, bienveillante et tranquille ? « Mon intention n’était pas d’afficher une opinion spécifique, une seule vérité, qui n’existe pas, dit Sanja Mitrovic dans un entretien accordé à Diversions Magazine. Tout comme nous nous sommes confrontés sur scène à nos histoires personnelles dans des contextes historiques précis, il a fallu ménager un espace afin que le public puisse projeter sa propre expérience. Il ne fallait donc pas recréer un contexte historique particulier, mais reconsidérer ce dernier à l’aune du présent, pour soulever des questions sans porter de jugement. Une manière de se débarrasser de nos a priori. Le théâtre est l’endroit idéal pour cela. »
BC in Plate-Forme
"La pièce se fonde sur les expériences personnelles de l’auteur Sanja Mitrovich et de l’acteur allemand Jochen Stechmann : tout part ainsi de l’intime pour rejoindre le groupe, un pays, une nation. Interrogation sur la mémoire autant que sur l’identité, Will you ever be happy again ? ne dénonce rien, ne porte aucun jugement (ni sur les grands-parents allemands adulant le Führer, ni sur le maître d’école yougoslave donnant des sujets de rédaction qui font l’éloge du parti communiste et de son chef, ni sur les chants des supporters de l’équipe de foot serbe ou munichoise…). Elle donne à voir les univers de deux enfants d’une fin de XXe siècle où les systèmes politiques se suivent, se superposent, s’enchevêtrent sans logique — sinon celle des guerres successives qui ont hanté (et hantent toujours) la Serbie et l’Allemagne.
Qu’est-ce qui fait l’identité d’un pays ? comment s’invente une nation ? quelles images y associons-nous ? comment un pays est-il jugé à l’aune de l’Histoire ? où sont passés les anciens criminels de guerre dans cette Europe unie, bienveillante et tranquille ? « Mon intention n’était pas d’afficher une opinion spécifique, une seule vérité, qui n’existe pas, dit Sanja Mitrovic dans un entretien accordé à Diversions Magazine. Tout comme nous nous sommes confrontés sur scène à nos histoires personnelles dans des contextes historiques précis, il a fallu ménager un espace afin que le public puisse projeter sa propre expérience. Il ne fallait donc pas recréer un contexte historique particulier, mais reconsidérer ce dernier à l’aune du présent, pour soulever des questions sans porter de jugement. Une manière de se débarrasser de nos a priori. Le théâtre est l’endroit idéal pour cela. »
BC in Plate-Forme
Rrrrrrr : Révolution risquée ?
Faut peut-être pas dire... parce que c'était proscrit depuis 1992... comme le basket, la clarinette, les escaliers, les voyages en avion, les études en lettres sup, la plongée sous-marine, les footings et le parachute... mais si ! Aujourd'hui : seconde escapade à vélo... si, si... à V É L O , soit-disant pour faire courir Luchienne, ...mais surtout pour retrouver ce vent de liberté de l'enfance, sur un deux-roues moulinette !
Combien de temps ai-je mis à re-braver les interdits médicaux ?
Combien de temps ai-je mis à re-braver les interdits médicaux ?
vendredi 20 novembre 2009
mercredi 18 novembre 2009
mardi 17 novembre 2009
bévassinque est passé
... et bien passé, comme à chaque fois. On s'entend bien je crois, alors, il passe me voir gentiment...
Aujourd'hui, il y avait la dame, logée pour la nuit comme moi, au PARI qui me dit, "vous aussi, vous êtes là pour votre mari ? Parce que le mien, il va mourir, c'est plus que l'histoire de quelques jours..."
Aujourd'hui j'avais fait des crêpes et apporté de la crème de Salidou... c'était mignon de voir comme on se régale avec si peu ici !
Aujourd'hui, il y avait ORL, et dans le miroir des toilettes, j'ai fait des mines de mardi gras, avec ma drôle de tête en tenue bleue de bloc avec charlotte intégrée. Faut mettre ça pour accueillir le tuyau qui filme l'intérieur du nez, qui dit c'est pas folichon folichon...
Aujourd'hui il y avait les yeux mi-figue, mi-raisin de Claire pour qui c'était la dernière, ...et le début de l'inconnu.
Aujourd'hui, il y avait la première dame traitée par le protocole qui venait faire son bilan des 9 mois, et qui disait qu'elle allait beaucoup beaucoup mieux mais que son foie n'avait pas été vraiment amélioré...
Aujourd'hui il y avait en moi le plein de votre amour et l'envie acharnée, mazoutée, hibernée, embourbée, mais tenace, de continuer d'y croire et de se battre coûte que coûte... pour devenir un jour vieille, très vieille...
Aujourd'hui, il y avait la dame, logée pour la nuit comme moi, au PARI qui me dit, "vous aussi, vous êtes là pour votre mari ? Parce que le mien, il va mourir, c'est plus que l'histoire de quelques jours..."
Aujourd'hui j'avais fait des crêpes et apporté de la crème de Salidou... c'était mignon de voir comme on se régale avec si peu ici !
Aujourd'hui, il y avait ORL, et dans le miroir des toilettes, j'ai fait des mines de mardi gras, avec ma drôle de tête en tenue bleue de bloc avec charlotte intégrée. Faut mettre ça pour accueillir le tuyau qui filme l'intérieur du nez, qui dit c'est pas folichon folichon...
Aujourd'hui il y avait les yeux mi-figue, mi-raisin de Claire pour qui c'était la dernière, ...et le début de l'inconnu.
Aujourd'hui, il y avait la première dame traitée par le protocole qui venait faire son bilan des 9 mois, et qui disait qu'elle allait beaucoup beaucoup mieux mais que son foie n'avait pas été vraiment amélioré...
Aujourd'hui il y avait en moi le plein de votre amour et l'envie acharnée, mazoutée, hibernée, embourbée, mais tenace, de continuer d'y croire et de se battre coûte que coûte... pour devenir un jour vieille, très vieille...
:)
dimanche 15 novembre 2009
samedi 14 novembre 2009
et le dimanche c'est... pipi dans le bidon !
Ben oui, je vous l'avais épargné, mais chaque dimanche avant Béva, faut rester à la maison pour faire pipi en dehors des toilettes... ou bien il faut choisir de se balader chez les gens, au cinéma, à la piscine avec un bidon d'un litre et demi, transparent à bouchon rouge, hyper tendance et stérile à souhait, pour récolter 24h d'urine...
Ce qui est sympa après, c'est de le transporter, en train, au milieu de l'unique tenue de rechange que contient la valise.
Je vous rassure, je prends soin de mettre la réserve de crêpes, le pique-nique du lundi soir et le Mic-Mac à part !
Je sais pas pourquoi je vous écris ça... sans doute parce que j'aime pas trop ces dimanches-là, mais là, demain c'est l'avant-dernier pipi ! AVANT-DERNIER...
Je sais pas ce que ça me fait.
Tiens je vais aller chercher dans Wikipédia ce que ça veut dire "dernier" ?
Ce qui est sympa après, c'est de le transporter, en train, au milieu de l'unique tenue de rechange que contient la valise.
Je vous rassure, je prends soin de mettre la réserve de crêpes, le pique-nique du lundi soir et le Mic-Mac à part !
Je sais pas pourquoi je vous écris ça... sans doute parce que j'aime pas trop ces dimanches-là, mais là, demain c'est l'avant-dernier pipi ! AVANT-DERNIER...
Je sais pas ce que ça me fait.
Tiens je vais aller chercher dans Wikipédia ce que ça veut dire "dernier" ?
remplir le vide
Je me sens vide depuis quelque temps, mais je me rends compte que je ne savais pas vraiment ce que c'était le vide, car voilà ce que m'en a dit le dieu-dico-wikipédia :
- La notion de vide est intimement liée à la notion d'être. Le vide est l'absence de matière, l'absence d'être. Mais peut-on parler du vide comme d'une entité en soi, ou uniquement comme une absence ?
- Parménide disait « l'être est, le non-être n'est pas » ; le vide était pour lui un non-être, et ne pouvait donc exister.
- Le vide taoïste est conçu comme un potentiel, quelque chose qui attend d'être rempli, et par extension d'être réalisé : c'est l'esprit vide de pensée dans lequel peuvent naître les idées, c'est le blanc de la feuille qui attend d'être dessiné.
- Dans le bouddhisme, le vide désigne l'absence de nature propre de toute chose, la vacuité.
- Le vide « parfait » n'existe pas, il s'agit en fait d'une très faible pression ; un vide considéré comme excellent (10-8 Pa) contient encore 2,4 millions de molécules par centimètre cube à 294 K.
- Enfin, Platon affirmait que le vide n'existait qu'à l'extérieur de l'Être, l'Être serait plein.
Donc, j'avais, je crois, tort de me sentir si vide...
- La notion de vide est intimement liée à la notion d'être. Le vide est l'absence de matière, l'absence d'être. Mais peut-on parler du vide comme d'une entité en soi, ou uniquement comme une absence ?
- Parménide disait « l'être est, le non-être n'est pas » ; le vide était pour lui un non-être, et ne pouvait donc exister.
- Le vide taoïste est conçu comme un potentiel, quelque chose qui attend d'être rempli, et par extension d'être réalisé : c'est l'esprit vide de pensée dans lequel peuvent naître les idées, c'est le blanc de la feuille qui attend d'être dessiné.
- Dans le bouddhisme, le vide désigne l'absence de nature propre de toute chose, la vacuité.
- Le vide « parfait » n'existe pas, il s'agit en fait d'une très faible pression ; un vide considéré comme excellent (10-8 Pa) contient encore 2,4 millions de molécules par centimètre cube à 294 K.
- Enfin, Platon affirmait que le vide n'existait qu'à l'extérieur de l'Être, l'Être serait plein.
Donc, j'avais, je crois, tort de me sentir si vide...
mercredi 11 novembre 2009
Marguerite Duras mon amour
Hier, nous avons vu une mise en scène de "Hiroshima mon amour", au TNB.
Et comme ce texte qui dit l'amour autant que l'inhumanité est beau et puissant.
Ca claque, ça sonne, ça susurre, ça percute...
Je crois que j'aime lire ou entendre Duras parce qu'elle est une partition.
"S'il n'y a pas de musique dans les livres, il n'y pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt dix pour cent des livres ne sont pas des livres, ce sont des lectures, comme on lit un journal en prenant son bain."
in Marguerite Duras (1992) de Christiane Blot-Labarrère.
Et comme ce texte qui dit l'amour autant que l'inhumanité est beau et puissant.
Ca claque, ça sonne, ça susurre, ça percute...
Je crois que j'aime lire ou entendre Duras parce qu'elle est une partition.
"S'il n'y a pas de musique dans les livres, il n'y pas de livres. Ce qui veut dire que quatre-vingt dix pour cent des livres ne sont pas des livres, ce sont des lectures, comme on lit un journal en prenant son bain."
in Marguerite Duras (1992) de Christiane Blot-Labarrère.
mardi 10 novembre 2009
guérir-ou-rire
C'est quoi guérir au fond ? Une des patientes traitées avant moi se sentait incroyablement mieux après sa chimio de bévacizumab, il lui semblait qu'elle pouvait monter les escaliers quatre à quatre, qu'elle revivait, persuadée que le traitement avait marché sur elle, elle en était convaincue.
Lors du bilan des trois mois puis des six mois, on ne lui a découvert aucune amélioration physiologique, rien, pas un bénéfice sur les chiffres et les analyses du débit cardiaque ou de la fistule du foie... Rien n'avait changé sur elle.
Ca tient à quoi de guérir ou pas, d'aller mieux ou pas ?...
Lors du bilan des trois mois puis des six mois, on ne lui a découvert aucune amélioration physiologique, rien, pas un bénéfice sur les chiffres et les analyses du débit cardiaque ou de la fistule du foie... Rien n'avait changé sur elle.
Ca tient à quoi de guérir ou pas, d'aller mieux ou pas ?...
lundi 9 novembre 2009
comment dire ce que fait Arvo Pärt au coeur ?
http://www.deezer.com/fr/#music/various/the-best-of-arvo-part-319673
dimanche 8 novembre 2009
vendredi 6 novembre 2009
freddy, mon "lutin malin"...

Il y a deux ans, le directeur de l'ODDC, l'office culturel des côtes d'Armor, le recevait dans son bureau ...
Il y a six mois, il lui passait commande pour les 13 images de son programme des 20 ans du festival "Paroles d'hiver"...
Aujourd'hui, il lui a écrit ce petit texte...
"Freddy Rapin est un rêveur précis.
Chaque image a la couleur d'un conte.
D'une réflexion sur la vie.
D'un instant de bout du monde.
Chaque photographie est un morceau d'histoire
que nous complétons.
Comme si nous surprenions la projection d'une image d'un film inconnu et merveilleux,
d'une histoire ignorée et vue par nous seul.
Chaque image de Freddy Rapin contient tant de ciel, de souvenir, d'odeur, d'humour,
d'insolite, d'humanité, d'interrogation, d'invisible !
Freddy Rapin est un lutin malin et inventif, amoureux de la vie,
il connaît des milliers de récits et leurs chemins pour les trouver, les voir et nous les amener.
Certains racontent, lui aussi. Avec les yeux."
http://www.oddc22.com/
on finissait par croire...
On finissait par croire que cette maison nouvelle n'aurait jamais d'internet et de téléphone... que ce serait la maison "no-communication". C'était marrant, au début. Et je dois l'avouer, ça a eu l'avantage de laisser écrire, imperturbablement les quelques trentaines de pages restantes du roman, sans distraction ni prétexte bloggueur... Et puis, c'est devenu long et triste et sans couleur et vide, un peu, beaucoup et beaucoup trop. Au point de se sentir en solitude. Et quand il a fallu retourner voir Béva, c'est devenu plus lourd, ce traitement, sans vous, sans ça... Pourquoi en est-on là ? Dire que le virtuel n'est que virtuel, est-ce juste ? Les mots portent incroyablement plus loin, plus vrai, plus lourd et plus fort qu'on ne le pense.
jeudi 5 novembre 2009
re-co-nnec-tés !
YOUHOUHOU...
à nous les mots doux !
Internet est de retour dans la maison... et ça va chier !!!!
On est là, les amiiiiis !
Ah, ça fait du bien de vous revoir de la maison,
de vous ravoir à la maison,
pour de bon !
à nous les mots doux !
Internet est de retour dans la maison... et ça va chier !!!!
On est là, les amiiiiis !
Ah, ça fait du bien de vous revoir de la maison,
de vous ravoir à la maison,
pour de bon !
mardi 3 novembre 2009
et un béva 4, un !
Ca y est, e finito per oggi... fini pour aujourd'hui, le traitement.
Un traitement en dormant... que demander de mieux !
Me reste une petite demie-heure avant que Nouredine, le taxi, vienne me chercher.
Ca va bien dans le corps et rien à signaler dans les analyses sanguines.
R.A.S... est-ce que ça veut dire aussi R.A.S dedans ?
Allez, non, on va être ignorant et positif et confiant... et zou, dans les bras de mon Freddy...
Un traitement en dormant... que demander de mieux !
Me reste une petite demie-heure avant que Nouredine, le taxi, vienne me chercher.
Ca va bien dans le corps et rien à signaler dans les analyses sanguines.
R.A.S... est-ce que ça veut dire aussi R.A.S dedans ?
Allez, non, on va être ignorant et positif et confiant... et zou, dans les bras de mon Freddy...
Et Mark Twain qui tombe toujours à pic...
"Tout ce dont nous avons besoin pour réussir dans la vie est l'ignorance et la confiance."
Mark Twain, Extrait de "Dédicace"
Mark Twain, Extrait de "Dédicace"
hommage à Valdrade




"Valdrade", ce n'est pas seulement une des villes d'Italo Calvino, c'est aussi celle que Freddy a surnommée, dès qu'il a vu son travail photographique : "Madame-Tout-En-Couleurs", c'est notre Géraldine, notre Gidouillon de Marseilleuuu, dont il me tarde, un jour, de voir une exposition de mes vrais yeux...
Hier, dans le train, je me suis amusée avec la webcam du MicMac, histoire d'y mettre des couleurs, dans ce voyage obligé....
Alors, juste un tout petit hommage au grand travail de cette magique cyclope qu'il faut aller découvrir là :
http://www.myspace.com/effetcasimir
la colo a la wifi...
Comme le dortoir est connecté en wifi, que les prélèvements du matin sont tous faits, que les monos-super-soignants papotent à côté, que le cathelon est posé dans le bras gauche, que Claire est partie faire des examens auxquels je n'ai pas droit, parce que c'est plein de méchantes bulles qui pourraient vouloir aller faire un tour dans mon cerveau... j'en profite pour vous écrire !
Euh, alors, quoi de neuf, docteur... ?
Je ne sais pas quoi dire à Béva. Je l'invite pourtant, mais est-il vraiment là ? Les nausées, les migraines, la fatigue, l'urticaire, les insomnies, les épistaxis qui font yo-yo... est-ce que c'est lui qui s'invite et qui repart, qui cherche son chemin ?... Sais plus...
Mais p a t i e n c e... qu'il faut dire...
Euh, alors, quoi de neuf, docteur... ?
Je ne sais pas quoi dire à Béva. Je l'invite pourtant, mais est-il vraiment là ? Les nausées, les migraines, la fatigue, l'urticaire, les insomnies, les épistaxis qui font yo-yo... est-ce que c'est lui qui s'invite et qui repart, qui cherche son chemin ?... Sais plus...
Mais p a t i e n c e... qu'il faut dire...
comme ce blog me manque...
de pas vous écrire me manque,
de pas vous dire me manque,
de pas vous lire me manque,
de pas caler mes pas dans les vôtres me manque...
de pas vous dire me manque,
de pas vous lire me manque,
de pas caler mes pas dans les vôtres me manque...
lundi 2 novembre 2009
Vive Mc Donald's !
Cachés dans un coin du "restaurant" qui sent... le Mc Do et qui est bruyant à souhait, Fred et moi, on est venu pirater une connexion Wifi, et je dis vive Mc Do, parce que ça me permet de vous écrire là...
Ca permet aussi d'envoyer les 115 pages du roman amoureux, avec à la 115ème, le mot f i n...
Cet après-midi, j'vais voir Béva et j'a pô envie, mais pô du tout du tout...
SFR nous annonce une coupure pour 28 jours encore ! Sait pas faire sfr... tu as raison anne-marie !
En tous cas ça fait au chaud au coeur de voir que vous venez là, fidèles, et si attentifs quand même !
Avant d'avoir la frite... je vous embrasse...
Ca permet aussi d'envoyer les 115 pages du roman amoureux, avec à la 115ème, le mot f i n...
Cet après-midi, j'vais voir Béva et j'a pô envie, mais pô du tout du tout...
SFR nous annonce une coupure pour 28 jours encore ! Sait pas faire sfr... tu as raison anne-marie !
En tous cas ça fait au chaud au coeur de voir que vous venez là, fidèles, et si attentifs quand même !
Avant d'avoir la frite... je vous embrasse...
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