lundi 2 avril 2012
le blog sorti des limbes... la fin d'une page de vie.
Après une mauvaise manipulation de Fred dimanche dernier, le "cestparlàlavie" a disparu de la surface de ma petite vie sur Toile, le lundi matin...
J'en ai, tout d'abord, été triste, nue, vide, abandonnée à moi-même.
Il m'a semblé qu'il y avait quelque chose de la disparition d'un bout de soi qui se jouait là.
Mais c'est justement cela qui m'a questionné, tandis que je décidais de sortir derechef, faire une longue balade avec Luluche pour évacuer ces sentiments mêlés.
Curieusement, au fil des pas, je me suis sentie légère. De plus en plus légère...
Et si, justement, il fallait l'arrêter ce blog, pour se séparer un peu de ces trois ans et demi difficiles, faits de tentatives, d'espoirs déçus, de dire-soi, d'émotion vives, de victoires, de douleurs, de partages sensibles, de fenêtres trop ouvertes sur un petit moi. N'était-ce pas là le moyen de tourner la page et d'ouvrir un autre pan de vie, et de laisser un peu derrière, ce bloc d'émotions, ce journal des jours blancs fait aussi de la vie qui bat autour ?
Cette fenêtre d'expression a été essentielle pour traverser cette période, parce que le soutien qui en a découlé a été vital pour s'en sortir, mais peut-être que désormais, tout est là, en moi, consigné, là, dans la réserve à vivre et à survivre.
Fred a oeuvré pour que tout revienne. Et j'en suis heureuse, de retrouver le témoignage de tout cela, d'en garder la trace quelque part, avec derrière chaque message, le soutien, le clin d'oeil, la présence, exprimée ou muette de vous, mes précieux, qui avez accompagné cela, de la plus belle façon : avec le coeur, l'humour, la colère, la pertinence, le silence, la compassion...
Merci à vous.
C'est partout la vie maintenant... et je vous aime.
J'en ai, tout d'abord, été triste, nue, vide, abandonnée à moi-même.
Il m'a semblé qu'il y avait quelque chose de la disparition d'un bout de soi qui se jouait là.
Mais c'est justement cela qui m'a questionné, tandis que je décidais de sortir derechef, faire une longue balade avec Luluche pour évacuer ces sentiments mêlés.
Curieusement, au fil des pas, je me suis sentie légère. De plus en plus légère...
Et si, justement, il fallait l'arrêter ce blog, pour se séparer un peu de ces trois ans et demi difficiles, faits de tentatives, d'espoirs déçus, de dire-soi, d'émotion vives, de victoires, de douleurs, de partages sensibles, de fenêtres trop ouvertes sur un petit moi. N'était-ce pas là le moyen de tourner la page et d'ouvrir un autre pan de vie, et de laisser un peu derrière, ce bloc d'émotions, ce journal des jours blancs fait aussi de la vie qui bat autour ?
Cette fenêtre d'expression a été essentielle pour traverser cette période, parce que le soutien qui en a découlé a été vital pour s'en sortir, mais peut-être que désormais, tout est là, en moi, consigné, là, dans la réserve à vivre et à survivre.
Fred a oeuvré pour que tout revienne. Et j'en suis heureuse, de retrouver le témoignage de tout cela, d'en garder la trace quelque part, avec derrière chaque message, le soutien, le clin d'oeil, la présence, exprimée ou muette de vous, mes précieux, qui avez accompagné cela, de la plus belle façon : avec le coeur, l'humour, la colère, la pertinence, le silence, la compassion...
Merci à vous.
C'est partout la vie maintenant... et je vous aime.
samedi 24 mars 2012
dimanche 18 mars 2012
La grande voix, le grand homme de ces "Polyphonies" !
BERNARD NOËL
Extraits du corps (1958)
"Au commencement, l'oeil visita la moelle et je naquis.
Un sexe émergea à l'opposé de l'oeil pour regarder le temps, et lentement, la moelle fila une pelote de nerfs autour de laquelle les heures vinrent s'égoutter. Ce fut le ventre. L'eau eut alors soif de se saisir, et elle condensa la peau. Le mou engendra son contraire, et l'os parut. Il y eut un dedans et il y eut un dehors, mais le dedans contenait son propre dehors qui disait moi pendant qu'il disait je. L'oeil les mit au noir et se tourna vers le dehors dehors. J'eus un visage, un volume, un corps. Je fus plein, qui allait toujours de l'avant. Mais voici que mon oeil est inverti. Maintenant, je vois derrière, maintenant je suis creux, et mon corps est à recommencer."
(http://www.lieux-dits.eu/)
Extraits du corps (1958)
"Au commencement, l'oeil visita la moelle et je naquis.
Un sexe émergea à l'opposé de l'oeil pour regarder le temps, et lentement, la moelle fila une pelote de nerfs autour de laquelle les heures vinrent s'égoutter. Ce fut le ventre. L'eau eut alors soif de se saisir, et elle condensa la peau. Le mou engendra son contraire, et l'os parut. Il y eut un dedans et il y eut un dehors, mais le dedans contenait son propre dehors qui disait moi pendant qu'il disait je. L'oeil les mit au noir et se tourna vers le dehors dehors. J'eus un visage, un volume, un corps. Je fus plein, qui allait toujours de l'avant. Mais voici que mon oeil est inverti. Maintenant, je vois derrière, maintenant je suis creux, et mon corps est à recommencer."
(http://www.lieux-dits.eu/)
vendredi 16 mars 2012
lundi 12 mars 2012
et la vie fonce...
un vernissage Freddickinsonien vendredi, un finissage Erickderoostien samedi, une partie de campagne F&JPienne dimanche, une soutenance de thèse Benjamienne aujourd'hui, et une semaine de folie Polyphonienne qui commence demain !
Ca y est, on est en mars !!!!!!
Ca y est, on est en mars !!!!!!
dimanche 11 mars 2012
samedi 3 mars 2012
vendredi 2 mars 2012
du talent à partager...
Demo Reel 2010 from Eleonora Marinoni on Vimeo.
Voilà, c'est un petit aperçu du travail d'Eléonora, la faiseuse magicienne qui va faire bouger les oiseaux dans le film d'animation qu'on prépare ensemble. Ca m'impressionne de savoir faire ça. 12 images / secondes, un talent fou, un travail d'acharnée, et hop, l'illusion nous est donnée que des trafics peinturlurés sont de vrais personnages en mouvement, en vie, en sentiments...
samedi 25 février 2012
vendredi 10 février 2012
dimanche 5 février 2012
Neige !

Une heure à marcher dans la neige lumineuse, avec ma petite compagne poilue noiraude, à chercher les endroits encore vierges où poser nos pas et laisser pour quelques heures sur un matelas improbable, nos empreintes de semelles et coussinets. Une heure dans ce silence poudré, ponctué ça et là de rires d'enfants qui bataillent au loin. La neige a cette dimension purifiante : elle semble lessiver tous les vieux débris qui trainaient en nous, offrant sous nos pieds, nos yeux, une page blanche où quelque chose de neuf et d'inédit pourra s'écrire, quelque chose, peut-être oublié de l'enfance...
vendredi 3 février 2012
jeudi 2 février 2012
Youhou !!!!
Allez, on sort les trompettes et les grosses caisses, on va aller faire la fête, parce que les sept nains de polypes sont des p'tits rigolos qui voulaient juste faire de la déco !!! Bénins qu'ils sont les p'tits vilains !
Une nouvelle équation s'impose dorénavant :
Absence de mauvaise nouvelle = Présence de bonne, de merveilleuse nouvelle !
JE SUIS VIVANTE !!!!!!!!!
Une nouvelle équation s'impose dorénavant :
Absence de mauvaise nouvelle = Présence de bonne, de merveilleuse nouvelle !
JE SUIS VIVANTE !!!!!!!!!
lundi 30 janvier 2012
le temps pendu ?...
Mon temps, ce temps, se déroule là, sous mes pieds, au gré de ce que je ne choisis plus, je crois... N'est pas perdu, ni suspendu. Se déroule juste lentement, souvent à contre-courant. Longue limace baveuse peu définie qui glisse à force bulles sur des obstacles minuscules. Depuis combien a-t-il choisi de prendre la main ? Y a-t-il à faire de lui ? Le contraindre dans un emploi pour trouver moyen d'en faire quelque chose de bien tout de même, de structuré, de construit, de joli, c'est parier qu'il déjouera les plans, brisera les promesses ou résolutions, les projets et projections.
Mon temps choisit quand il veut qu'on le laisse se prendre... ou se pendre.
Mon temps choisit quand il veut qu'on le laisse se prendre... ou se pendre.
jeudi 26 janvier 2012
joyeux anniversaire Fredamour !
mercredi 25 janvier 2012
lundi 23 janvier 2012
jeudi 19 janvier 2012
mardi 17 janvier 2012
37 ans : l'année des douceurs...
Maman la douce, disait que ce jour de St Marcel 1975, il faisait doux sans doute, pas froid, pense-t-elle.
Papa, à peine parti sur le chemin de la Laiterie, elle a senti que...
Pas paniqué Maman, en avait connu cinq autres !
S'est juste rendue chez les voisins pour dire qu'il fallait rattraper Louis avant qu'il ne prenne son camion, parce que ça s'annonçait.
"Soeur Herveline, qu'elle s'appelait l'aide-accoucheuse, ...une douce personne ! C'était un bon souvenir cet accouchement !", dit Marie.
Je crois que je suis née dans un écrin de chammallows...
et toutes les jolies attentions pour ces 37 hivers convergent vers ça : la douceur.
Donc, on va rebaptiser 2012, en De mille Douces...
Papa, à peine parti sur le chemin de la Laiterie, elle a senti que...
Pas paniqué Maman, en avait connu cinq autres !
S'est juste rendue chez les voisins pour dire qu'il fallait rattraper Louis avant qu'il ne prenne son camion, parce que ça s'annonçait.
"Soeur Herveline, qu'elle s'appelait l'aide-accoucheuse, ...une douce personne ! C'était un bon souvenir cet accouchement !", dit Marie.
Je crois que je suis née dans un écrin de chammallows...
et toutes les jolies attentions pour ces 37 hivers convergent vers ça : la douceur.
Donc, on va rebaptiser 2012, en De mille Douces...
samedi 14 janvier 2012
Marie Morel : la femme qui murmure à l'oreille des oiseaux

http://www.mariemorel.net
(Marie Morel, son travail, grand et fort, est visible en ce moment à la Galerie-Expo de Betton, jusqu'au 22 janvier)
nom féminin (latin confidentia, avec l'influence de l'ancien français fiance, foi)
Six jours à voir rouge, la vie qui fuit, de mon nez au lavabo, et la courbe de l'hémoglobine qui dégringole. Ils ont dit que ça s'arrête toujours, il faut les croire.
Sept polypes ôtés des viscères, des petits et un plus gros. Ils vont analyser... des décorations sans doute, parce Rendu-Osler a horreur du vide, de l'épuré. Sûr...
Un kyste à surveiller dans le sein, une veine saphène à enlever dans la jambe, une hanche qui n'en finit pas de se tordre, un esprit qui flanche et se relève, et toute la vie qui bat autour et se débat, et gagne...
Je crois que j'ai compris un des secrets de la vie... ça s'appelle : la CONFIANCE...
samedi 7 janvier 2012
jeudi 5 janvier 2012
A nous deux Mildouze !
Mildouze a décidé qu'elle serait l'année des visites de courtoisie aux organes qui ne sont pas répertoriés dans le Vidal de la Rendu Osler comme étant "à risque" mais qu'on va devoir surveiller quand même... hum...
Allez, c'est pas bien grave, trois petits jours blancs pour aller voir si tout va bien dans l'estomac et le colon. Après on sera rassurés ! Et on passera revoir le sein droit qui a pris plein de rayons l'an dernier pendant l'embolisation. Ben oui, tiens, on n'y avait pas pensé !
Mildouze, j'te préviens, t'as qu'à te tenir à carreaux cette année, sinon j't'éclate la tête !
Allez, c'est pas bien grave, trois petits jours blancs pour aller voir si tout va bien dans l'estomac et le colon. Après on sera rassurés ! Et on passera revoir le sein droit qui a pris plein de rayons l'an dernier pendant l'embolisation. Ben oui, tiens, on n'y avait pas pensé !
Mildouze, j'te préviens, t'as qu'à te tenir à carreaux cette année, sinon j't'éclate la tête !
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