Hier midi, à Rennes, avant le grand départ, tandis que nous cherchions l’accès au quai, dans ce hall de gare, deux fées sont apparues : Anne-Marie et Mathilde. J’ai cru tout d’abord que l’une d’elle avait un train à prendre. Mais non… Elles étaient là pour nous, pour ce départ. Tout en présence discrète et subtile. Juste pour croiser nos regards appuyés, juste pour une embrassade, et pour dire « on est là », « on sera toujours là », avant de disparaître comme elles étaient apparues… et cela m’a rappelé leur indéfectible présence lorsqu’il y a sept ans, coincée dans un lit qui tenait ma hanche en extension, ces petits coudray, (dont on a été les nounous quelques temps), silencieux et souriants, de retour de l’école, venaient me tenir compagnie, assis sur le fauteuil trop grand qui faisait balancer leurs pieds dans le vide…M’avaient aussi laissé l’album de leurs vacances à la montagne, comme garde veine, comme garde-vie. …
Aujourd'hui, il y a tous ces messages de vous, incroyablement là, des petits présents dans ma besace, des mots sur le téléfon, et mon dieu comme ça contre-balance toute la solitude de cette journée, et comme ça tient en vie tout ça ! ...
Sait-on les traces d'amour qu’on laisse chez les autres ?
Merci tant à vous.
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