Doog Mc Hell

photo : Doog Mc Hell

mercredi 12 janvier 2011

Vous viendriez poser, dans mon atelier ?



« Une réflexion de Giacometti, souvent répétée : – Il faut valoriser... Je ne pense pas qu’il ait porté une fois, une seule fois de sa vie, sur un être ou sur une chose un regard méprisant. Chacun doit lui apparaître dans sa plus précieuse solitude. LUI. – Jamais je n’arriverai à mettre dans un portrait toute la force qu’il y a dans une tête. Le seul fait de vivre, ça exige déjà une telle volonté et une telle énergie... »

Jean Genet, L’atelier d’Alberto Giacometti

3 commentaires:

  1. « Je suis assis, bien droit, immobile, rigide ( que je bouge, il me ramènera vite à l’ordre, au silence et au repos ) sur une très inconfortable chaise de cuisine. Lui - ( me regardant avec un air émerveillé ) : « Comme vous êtes beau ! ». - Il donne deux ou trois coups de pinceaux à la toile sans, semble-t-il, cesser de me percer du regard. Il murmure encore comme pour lui-même : « Comme vous êtes beau. » Puis il ajoute cette constatation qui l’émerveille encore plus : « Comme tout le monde, hein ? Ni plus, ni moins. »

    Jean Genet, L’atelier d’Alberto Giacometti

    « Il n’est pas à la beauté d’autre origine que la blessure, singulière, différente pour chacun, cachée ou visible, que tout homme garde en soi, qu’il préserve et où il se retire quand il veut quitter le monde pour une solitude temporaire mais profonde. Il y a donc loin de cet art à ce qu’on nomme le misérabilisme. L’art de Giacometti me semble vouloir découvrir cette blessure secrète de tout être et même de toute chose, afin qu’elle les illumine. »

    Jean Genet, L’atelier d’Alberto Giacometti

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  2. «˙suıoɯ ıu 'snןd ıu ¿ uıǝɥ 'ǝpuoɯ ǝן ʇnoʇ ǝɯɯoɔ »

    ¡ ıno ıno ıno ¿ ɹǝıןǝʇɐ uoʇ suɐp ɹǝsod

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  3. ni plus, ni moins...
    C'est d'une telle force, tout ceci....

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