Dimanche d'avant bévassice. Je voudrais te faire rire, te faire penser à AUTRE CHOSE, être déjà à mardi soir quand tu aperçevras Freddy sur le quai de la gare... Alors des bribes que j'aime:
JORGE LUIS BORGES. Jactance de quiétude. (Anticipation d'Amour)
Des écritures lumineuses assaillent l'ombre, plus prodigieuses que des météores. La haute ville inconnaissable s'abat de plus en plus dru sur la campagne. Sûr de ma vie et de ma mort, je regarde les ambitieux et je voudrais les comprendre. Leur journée est avide comme le vol d'un lasso. Leur nuit n'est que la trêve de la colère dans le fer prompt à l'attaque. Ils parlent d'humanité. Mon humanité, c'est de sentir que nous sommes les voix d'une même misère. Ils parlent de patrie. Ma patrie est un battement de guitare, quelques portraits et une vieille épée, l'évidente oraison de la saulaie dans les soirs. Le temps est la matière de ma vie. Plus silencieux que mon ombre, je croise le troupeau de leur haute convoitise. Ils sont obligatoires, uniques, ils méritent l'avenir. Mon nom est quelqu'un et n'importe qui. Je passe lentement, comme celui qui vient de si loin qu'il n'espère plus arriver.
Ou alors...JIM HARRISON
"L'été prochain je projette de construire une petite rivière de soixante-dix-sept pieds de long. Elle coulera dans les deux sens. Je construirai un barrage et je ferai tout sauter."
Harrison et Borges dans le dimanche, dans la valise, dans le train, dans le lit du Pari, dans le dortoir d'Optimed, dans le béva der, dans le taxi du soir, dans le wagon-bar, dans les bras de freddy, dans la vie sans barrage et la patrie-guitare, oui, je prends, Françoise...
Oooooh...
RépondreSupprimerJe ne sais pas quoi dire à part ça.
Oooooh...
Dimanche d'avant bévassice. Je voudrais te faire rire, te faire penser à AUTRE CHOSE, être déjà à mardi soir quand tu aperçevras Freddy sur le quai de la gare...
RépondreSupprimerAlors des bribes que j'aime:
JORGE LUIS BORGES. Jactance de quiétude. (Anticipation d'Amour)
Des écritures lumineuses assaillent l'ombre, plus prodigieuses que des météores.
La haute ville inconnaissable s'abat de plus en plus dru sur la campagne.
Sûr de ma vie et de ma mort, je regarde les ambitieux et je voudrais les comprendre.
Leur journée est avide comme le vol d'un lasso.
Leur nuit n'est que la trêve de la colère dans le fer prompt à l'attaque.
Ils parlent d'humanité.
Mon humanité, c'est de sentir que nous sommes les voix d'une même misère.
Ils parlent de patrie.
Ma patrie est un battement de guitare, quelques portraits et une vieille épée, l'évidente oraison de la saulaie dans les soirs.
Le temps est la matière de ma vie.
Plus silencieux que mon ombre, je croise le troupeau de leur haute convoitise.
Ils sont obligatoires, uniques, ils méritent l'avenir.
Mon nom est quelqu'un et n'importe qui.
Je passe lentement, comme celui qui vient de si loin qu'il n'espère plus arriver.
Ou alors...JIM HARRISON
"L'été prochain je projette de construire une petite rivière de soixante-dix-sept pieds de long.
Elle coulera dans les deux sens.
Je construirai un barrage et je ferai tout sauter."
Harrison et Borges dans le dimanche, dans la valise, dans le train, dans le lit du Pari, dans le dortoir d'Optimed, dans le béva der, dans le taxi du soir, dans le wagon-bar, dans les bras de freddy, dans la vie sans barrage et la patrie-guitare, oui, je prends, Françoise...
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