Chaque matin, durant cet été, levée de bonne heure. Encore ensomeillée, d'une nuit passée à maudire cette hanche rétive, un café à la main, je viens à la table de travail, tenter d'écrire de nouvelles pages du roman amoureux. Le temps d'allumer l'ordinateur et je me vois soudainement entourée, équipée, parée, de deux acolytes de choc, noirs et poilus : Luchienne, sous le bureau, vient poser son museau sur mes pieds nus, une léchouille au passage. Tandis que Georges monte sur le bureau et s'installe à la gauche du clavier, en statue égyptienne, son regard vert transparent tourné vers la lumière. Perles du quotidien, qui me font penser que c'est ce qui manque le plus à un hôpital, une maison de retraite ou de repos : cette douceur animale, cette tendresse-là, poilue, certes, mais tellement inconditionnelle et généreuse.
Et tes poilus sont tellement doux qu'ils guériraient le plus grand des asthmatiques !!!
RépondreSupprimerEn effet, Monia, tu as raison ! Et c'est déjà vérifié !!!
RépondreSupprimerMais mon Caton d'Utique qui serait plutôt grec sur les bords, de par son nom, n'ayant donc rien, on le comprend, d'une statue égyptienne, MARCHE sur le clavier, et s'y roule, provoquant l'affichage de messages qui me signalent des erreurs fatales...alors, comment tu fais, dis, Cécile, pour avoir des poilus si sages?
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