Doog Mc Hell

photo : Doog Mc Hell

mardi 20 octobre 2009

en direct avec beva...

Béva 3 s'achève, et je retrouve un petit bout de connection, je découvre tous les mots doux laissés, et sais pourquoi tout cela s'avale comme une compote de maman, ou un regard de Fredouille !

moi vous aime tant !!!!!!!

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mercredi 7 octobre 2009

l'entre deux oscillant

"On croit que, lorsqu'une chose finit, une autre recommence tout de suite.
Non. Entre les deux, c'est la pagaille..."

"Hiroshima mon amour", Marguerite Duras.

... c'est juste pour expliquer l'état de notre garage en ce moment !

Le vertige de l'espoir

Se peut-il que les révolutions soient si douces ? Douces, peut-être... mais troublantes. Tout s'est bien passé, rien à signaler ce matin. Le traitement, ok, le train, ok, la nuit, ok, le réveil, ok. Rien ? Sauf un petit tourbillon intérieur à contenir, l'émotion qui s'invite sans qu'on sache pourquoi, devant la grandeur de tout cela, de ce qu'il y a à vivre-là, de l'amour reçu tout autour, de Fred sur le quai nocturne de cette gare de Rennes avec Lulu à ses pieds, qui attend, comme moi, depuis si longtemps, l'inattendu...
Le vertige de l'espoir...

mardi 6 octobre 2009

nouvelles du front : dur, le traitement à la crêpe !

Les crêpes bretonnes ont conquis nos joyeuses blouses blanches lyonnaises attablées pour un vrai petit déjeuner dans la salle de pause d'Optimed à 9h ce matin. Ayant appris par le bouche à oreille, ou le bouche à ventre, qu'il y avait quelques douceurs à partager, médecins, infirmiers, aides-soignants du service ont tous rappliqué, une fois les prélèvements du matin effectués. On était 14 autour de la table, avec Claire et moi comme patientes. Et ça continue d'être surréaliste ici : Sophie la généticienne avait fait des florentins pour l'occasion, on a échangé les recettes, les dosages et fait deviné les saveurs cachées... bref... un vrai dur traitement, où il faut souffrir collations et dégustations en tous genres, harcèlements culinaires, apaisements digestifs, rires et sourires intempestifs, humanité permanente... Ah ! Pas facile d'être malade quand même !
Et Lyon la sublime, hier, dans le taxi de nuit, qui s'offrait à ma vue avec une beauté insolente, majestueuse qui me faisait lui dire : tu seras peut-être le lieu, la ville, la rage qui m'aura permis de revivre, de vivre mieux, de survivre, et surtout d'espérer...

lundi 5 octobre 2009

vous prendrez bien un autre petit béva pour la route ?

Rhoo ! Ben, c'est pas d'refus !...
Allez hop, à 15h14, on remonte dans le train rennes-lyon part-dieu, pour aller faire cette deuxième injection du traitement. Le bilan de la première est confortable : aucun effet secondaire très embêtant à part fatigue et nausées, et un effet bénéfique très notable : pratiquement pas d'épistaxis. Youhouuu !... On va juste espérer que ça dure comme ça, que les poumons soient pas des rabat-joies avec leurs dessins-mystères vus au scanner, que tout ça fasse un aussi bon travail à l'intérieur, que ça va pas trop vite quand même (tous les autres patients ont vu une amélioration seulement après 2 à 3 mois de traitement !... du coup j'ai dit : "peut-être que pour moi, la moitié du traitement, ça suffira ?" mais ils ont rigolé...).
Ce soir, je dors au PARI, une association d'accueil des familles d'hospitalisés, et comme je m'accompagne moi-même, ils veulent bien que je dorme chez eux !
Demain matin, c'est à 8h à Optimed, avec des crêpes, 14h avec Béva 2 et puis zou, retour dans le train de 18h30. On va l'appeler : Bévaspeedygonzalez...
Avec moi, j'emmène la Sainte-Fleur, le souvenir d'une journée Oui-Oui avec mon Fred et la smala, il y a 7 ans, et les 28 bougies de Gwen qui ne sera jamais vieille...

samedi 3 octobre 2009