Vu aujourd'hui des gens pas vus depuis un, deux ans. Gentiment m'ont regardé de bas en haut, on s'est sourit, et les voilà de dire "comme tu as l'air en forme","tu as bonne mine", " ça va mieux alors, tes problèmes de santé "...
Envie de les suivre, d'attraper leur enthousiasme au vol, faire de la pâté pour mouches des trois derniers comptes-rendus reçus et d'annoncer tout sourire : "et bien oui, ça va beaucoup mieux, le coeur, le foie, les poumons, tout ça, ça roule, je suis guérie, g-u-é-r-i-e, oui, vous avez raison... et tout le reste est derrière nous, et nous n'aborderons plus jamais ce sujet de conversation, et la vie et l'avenir est désormais devant..."
Je me demande jusqu'où leur constat, à eux, à ces gens qui me détaillent dans ma simple présence et celui que je fais, certains matins, devant la glace, sur mon vélo, avec les miens, dans la vraie vie, jusqu'où ces constats-là ne seraient-ils pas aussi valables et tangibles et visionnaires que ceux des médecins qui détaillent juste mes viscères, après tout ?
Pourrait-il n'y avoir qu'une question de perception, de croyance et de mots dans tout cela ?
recherche recette de pâté pour mouches...parceque moi en fait, je serais plus encline...à faire du pâté DE mouches...et paf un coup de tapette par ci, par là, l'été, et j'en écrabouille des tas de mouches...
RépondreSupprimerPour l'instant elles se caillent les couilles, les mouches.
Comme tout le monde.
C'est normal.
Les docteurs, les scientifiques, ne considèrent pas ce qui ne se voit pas... Parce que ça ne se voit pas.
RépondreSupprimerEt pourtant, ce qui ne se voit pas, c'est peut-être là où elle est, la vie?
Et les mouches dans tout ça? je sais pas...