Doog Mc Hell

photo : Doog Mc Hell

vendredi 28 août 2009

l'été avec vous...





pourquoi j'aime tant Giacometti ?

"Dans un incendie, entre un Rembrandt et un chat, je sauverais le chat."

mercredi 26 août 2009

juste le présent

Hier, j'attendais Fred sur la banquette en cuir du so cosy "Picca", ce café mythique de Rennes, qui est le "Quartier Général de nos rendez-vous d'amants". Je l'attendais en écrivant, et je me disais, ce serait quand même bien de vieillir ensemble, comme ces deux petits vieux qui, justement, s'installaient, face à moi, sur la table voisine. Ils avaient des allures d'habitués, surtout lui, le monsieur. Elle, le suivait plutôt, à petits pas. Je les enviais de ce petit rituel d'octogénaires rennais avec délicieux chapeau et canne et "bonjour mademoiselle". Et puis, une fois installés, il y a eu ces mots de la dame, difficilement prononcés : "ce soir, on mange quoi, ce soir"... Avec une tendresse infinie, il lui a répondu : "il reste deux sardines, quelques tomates et je vais cuire des patates, ça te fait envie ?". De longs silences et les yeux bleus du monsieur qui ont transpercé le regard vide de la dame. Et elle qui a reposé la même question. Etait-ce d'ailleurs une question, car la réponse n'allait plus jusqu'à elle. Patiemment, il a répété. Leurs deux commandes sont arrivées. Il a tenté de lui parler des courses qu'ils allaient faire aux Halles, du vent sur la terrasse, de "on est mieux à l'intérieur quand même". Oui, je me suis dis, "elle, est mieux à l'intérieur". Encore un long silence. J'avais envie que Fred arrive. Où est-elle vraiment, cette dame aux cheveux blancs ? Et sa vie, à lui, à quoi ressemble-t-elle ? Elle a repris la parole, je n'ai pas vu pas si elle le regardait, et elle a reposé la question du repas du soir. "Ma chérie, c'est la troisième fois que tu me demandes, et calmement lui a redit : des sardines, des tomates et je vais cuire des patates". Fred est arrivé, et ses cheveux et ses yeux et ses mots respiraient le présent, juste le présent. On ne nous y reprendra pas, à vouloir le futur...

lundi 24 août 2009

3 semaines et 6 jours

C'est sans compter sur H1N1, mais je serai normalement à Lyon dans 3 semaines et 6 jours. C'est bon signe sans doute, de compter les jours. Y a tant de choses à faire dans ce temps restant, et pourtant... me semble interminable désormais. Encore trois chapitres du roman amoureux à écrire, quelques jours de vacances avec Fred sur une île bretonne ou vendéenne à savourer, des cahiers d'écriture et de dessins à préparer, des titres zen à charger sur le MP3, le violoncelle à retrouver, quelques fleurs dans les balconnières à planter, tous les amis pas vus de l'été à recontacter, et cette hanche à remettre un peu sur pied...
"Attendre"... et je découvre cette phrase de Jules Renard, tirée de son "Journal" :
"Si l'on bâtissait la maison du bonheur, la plus grande pièce serait la salle d'attente."

samedi 22 août 2009

couic


a y est, j'ai osé,
je ressemble un petit peu à un garçon,
mais plus de cheveux en quatre !!!!

je veux rencontrer Fabienne Verdier