


J'aurais aimé connaître cette femme, photographe, dont le journal écrit avant sa mort est un coup de poing, j'aurais aimé la connaître, comme j'aurais aimé connaître Frida Kahlo, Lucie Aubrac, Séraphine de Senlis, Aung San Suu Kyi, ma grand-mère...
Qu'ont-elles en commun, me questionne-je... Je pense d'abord à leur souffrance, et me voilà de conclure encore à ma fascination morbide pour la blessure et le pathos... mais non, en y cherchant bien, par-dessus tout, à travers leur art, leur photographie, leurs peintures, leurs engagements, leurs résistances, c'est la lutte, bien vivante qu'elles ont menée (qu'elle mène encore pour l'une d'elle), qui me fascine.
« Il me fallut une maladie mortelle, ou répertoriée comme telle, pour guérir de l’envie de mourir. De la manière la plus oblique, organique, lente, j’ai inventé, en quelque sorte, ma maladie ». (Alix-Cléo Roubaud dans "Journal", Seuil.)
Merci Cécile, j'aime beaucoup!
RépondreSupprimerCes photos, ces phrases...
Le manque, la souffrance nous donnent à sentir le vrai.
On a parfois l'impression d'être tellement proche de tous ces personnages qu'ils font presque partie de nos vies... Comme certaines personnes que l'on rencontre pour la première fois et qui comprennent tout de suite entre nos lignes! Elles viennent s'assoir chez nous prendre un thé, on a l'impression de les avoir toujours connues, elles ont déjà tout compris de nos silences, de nos envies, de ce qui nous serre le cœur...
Allez, on se fait un petit thé ensemble?
Je viens tout juste de finir le livre de Pierre Clavilier "Frida Kahlo, les ailes froissées" qui n'a pas eu besoin d'inventer une maladie pour montrer sa rage de vivre et de peindre....
RépondreSupprimerCess, je comprends ta fascination pour des femmes comme elle.
Aragon dira d'elle : "Frida c'était la grâce, l'énergie et le talent réunis"
Pierre Clavilier ajoute: "De même, enfant, elle dessinait sur la buée de la fenêtre de sa chambre une camarde imaginaire en compagnie de laquelle elle s'évadait d'un quotidien trop pénible. Aussi, chaque oeuvre est-elle désormais une bouée qui la sauve d'un fatal naufrage".
Un petit thé avec Mimi, Frida et Odile... oui, ça me dit bien, ce matin !
RépondreSupprimerTout cela me donne très envie de lire ces livres que je ne connais pas ...
RépondreSupprimerL'impression de pouvoir s'approcher du vrai de l'essentiel ...
Et toujours ces gens qu'on ne connaît pas mais qui guide nos vies, nos envies, nos combats, nos choix, nos rêves... C'est si bon***
RépondreSupprimerPardon, j'ai fait une fôte d'orthographe sur le blog à Cécile.... "... mais qui guideNT nos vies..."
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