Doog Mc Hell

photo : Doog Mc Hell

vendredi 1 avril 2011

Le yoyo des nouvelles

Faut être en forme quand même, pour être malade !
Voilà qu’on revient à la case lobectomie aujourd’hui, du côté de Paris, après nous avoir dit hier, à Rennes, que c’était la chose qu’il fallait vraiment espérer ne pas envisager…
Mais le Pr Lacombe et son staff de chirurgiens thoraciques de l’hôpital Foch viennent de plancher, de trancher et il semblerait que ce petit bout de poumon, même en se rangeant sagement dans le fond de la classe ne passe pas à côté du jugement dernier. Il est visiblement une épée de Damoclès qui plane et sera toujours une menace hémorragique et « 36 ans, c’est pas 75 ans… on peut pas vous laisser comme ça, dans une vie de peur, en croisant les doigts ! ».
Nos petits esprits se retournent comme des crêpes et tentent d’arborer bonne mine à chaque côté.
Que faire d’autre ?
On est de telles petites choses !
Alors on va y aller. Pour de bon, se séparer de ce qui cloche et revenir forcément différents.
Il paraît que même la voix peut s’en trouver changer…
Pourvu que je n’hérite pas de celle de Philippe Katerine !

mercredi 23 mars 2011

oui...

PHILIPPE JACCOTTET
Un calme feu

Il faudrait d'abord montrer un territoire qui n'est qu'un grand désordre de pierres, comme à la suite d'un lointain cataclysme, et où marcher n'est pas toujours aisé.Toutefois, ce n'est pas un désert, car il y a là des oliviers et de la vigne, des pans de terre rose, des sentes dans les herbes folles et les plantes sauvages. Lieux rudes, peu amènes, mais d'une solide assise. Lieux nullement funèbres, mais sévères, dénudés, dont on se dit que, pour y vivre, il a fallu «s'armer de patience», se montrer frugal et endurant. Avec cela, un chaos partout couronné de beaucoup d'air, cuirassé de lumière.

in http://www.lieux-dits.eu/

je croyais qu'il y avait deux possibilités...

... je n'avais pas envisagé qu'il y avait une sorte de troisième possibilité : le rien.

Eu les nouvelles hier, du destin qu'on réserve au poumon qui saigne...

Le Pr Lacombe de Paris pourrait envisager une énième embolisation, visiblement complexe et risquée des artères périphériques, ce qui aurait peut-être un bénéfice pour le circuit des poumons,
mais le résultat sur le saignement est si peu garanti, que ce serait inopportun.

Le Dr Corre, le pneumologue de Rennes m'a donc annoncé que la lobectomie, l'ablation de la partie souffrante du poumon, pourrait enrayer le phénomène. Que sur un sujet "normal" elle aurait déjà été envisagée,
mais que dans mon cas, elle comporte trop de risques (le coeur, le reste du poumon, l'hyper-vascularisation de ces zones rendent cet acte délicat chez moi).
Dans la balance actuelle bénéfice-risque, il faut mieux rester ainsi le plus longtemps possible que tenter l'opération.

Bon.
On va ingérer. Digérer. Et s'adapter.
Et rêver encore et toujours à l'équilibre précaire du corps...
Il y a peut-être d'autres chemins à trouver. Un mode de vie à ré-adapter, encore.

... ce printemps, on n'aura peut-être pas à le vivre derrière les vitres d'un hôpital ! et ça, c'est déjà beau...